Long chemin jusqu’à la reconnaissance de la maladie

Une personne borderline doit parcourir un long chemin avant de trouver la cause de son mal-être, pour mettre un nom dessus et encore plus, pour se faire reconnaître en tant que malade.

Je ne sais pas dans votre cas, mais après avoir souvent parlé avec Céline, elle m’avait dit qu’elle ne savait pas ce qui aurait pu causer ce trouble. Il aura fallu de nombreuses années avant de pouvoir mettre un nom sur cet état! Je ne sais pas pour vous, mais pour Céline, tout à commencé à la puberté! Elle était souvent mal et ne savait pas pourquoi ! Elle souffrait énormément de migraines et en particulier juste avant les règles! Rien ne l’intéressait vraiment.

Déjà petite, elle était souvent malade et si quelqu’un souffrait d’un rhume, elle avait directement une sinusite ou une bronchite, etc. Elle a eu une méningite à 2 ans, un zona à 6 ans et une pneumonie atypique à 9 ans. Elle n’aura vraiment pas eu de chance non plus en ce qui concerne la santé. Combien d’heures a-t-elle passées dans mon lit, souffrant de fièvre? Combien de compresses de vinaigre au milieu de la nuit pour faire baisser la fièvre? Comment d’heures à soutenir, à parler, à essayer de remonter le moral? Je ne dis pas cela pour avoir du mérite, mais je regrette seulement qu’elle ait dû subir tout cela.

A la sortie d’école et après avoir abandonné ses études d’éducatrice de la petite enfance suite à ses fréquentes absences maladies, elle a décidé de faire un apprentissage de vendeuse, plus pour avoir un CFC que par passion du métier. Malgré de nombreux épisodes de maladies, elle a terminé son apprentissage avec une très bonne moyenne.

Mais c’est depuis ce moment-là que la maladie s’est vraiment développée! Il aura encore fallu se battre quelques années pour qu’elle puisse faire reconnaître sa maladie par les institutions. Passer de nombreux tests. Toujours se justifier et expliquer ! Quelle énergie dépensée pour pas grand chose par des personnes qui souffrent et qui doivent en plus se battre pour résoudre les nombreux problèmes administratifs. Dans notre société, si l’on ne souffre pas physiquement, on considère que l’on n’est pas malade!

C’est bien triste tout cela !

Bonne lecture et à bientôt j’espère !

1 Comment

  • Claude Alain 4 juin 2016 7 h 13 min

    Le trouble de la personnalité limite est relativement nouveau dans le système diagnostique de la psychiatrie. Malgré sa prévalence en milieu clinique et son énorme coût pour la santé publique, ce trouble n’a reçu que récemment l’attention qu’il mérite.

    Le trouble de la personnalité limite est causé par une combinaison complexe de facteurs génétiques, sociaux et psychologiques. Toutes les théories modernes s’accordent à présent pour affirmer que plusieurs causes doivent interagir pour que le trouble se manifeste et que plusieurs facteurs de risque y sont associés. Les facteurs de risque comprennent ceux qui sont présents à la naissance, qu’on appelle le tempérament, les expériences vécues pendant l’enfance et les influences subies dans l’environnement.

    Il est donc important que la prise en charge du « patient » soit faite par un praticien – le mieux étant une équipe pluridisciplinaire – qui a l’expérience des pathologies limites. Les différents signes annonciateurs du trouble, peuvent être mal interprétés par un grand nombre de praticiens, non aguerris au diagnostic de la personnalité limite.

    Et ce n’est pas seulement la personne souffrant de ce trouble qui doit être accompagnée, suivie. Mais la famille doit aussi trouver tout le soutien nécessaire. Car il faut apprendre à vivre avec ce type de patients, de personnes soufflants de cette maladie, si on veut pouvoir les accompagner – comprendre –

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