Grossesse et dépression post-partum

J’ai eu le bonheur de vivre 4 merveilleuses grossesses! Les accouchements se sont passés sans problème particulier et je n’ai pas vraiment connu de baby blues ! Quelle chance, je le reconnaîs !

Cela n’a pas été le cas pour la grossesse de Céline. Elle a énormément souffert de nausées durant de longs mois et à de nombreuses reprises, elle a du se rendre aux urgences obstétriques à cause de son hypertension, des contractions prématurées et des infections urinaires. Au début de la grossesse de Céline, j’ai accompagné mon mari chez le médecin et tout en l’attendant, j’ai lu un article dans une revue. Celui parlait de la dépression post-partum. Il disait que le risque de suicide était trop sous-estimé et cet article m’a énormément interpelé à cause de la maladie de Céline et de sa grossesse.

Il ne faut confondre le baby-blues et la dépression post partum . Sa fréquence  est de 10 à 15% des accouchées et le début commence environ à 6 ou 8 semaines en post partum. Ses symptômes sont connus : tristesse, anxiété, désintérêt. Les deux signes les plus importants sont :

  • d’une part, les difficultés dans la relation avec le bébé et le sentiment de ne pas savoir s’occuper correctement de celui-ci et de ne pas être une bonne mère
  • d’autre part, l’absence de consultation.

Il s’agit de femmes qui ne consultent pas car elles se sentent probablement coupables de ne pas ressentir le bonheur d’être mère qu’elles attendaient, surtout s’il s’agit d’une grossesse désirée. Elles ne consultent pas non plus car elles mettent leurs troubles sur le compte de la fatigue. Elles se retrouvent après des mois de prise en charge prénatale, sans interlocuteur médical aussi longtemps que leur enfant n’est pas malade.

Cette dépression maternelle dure de 6 mois à 1 an. C’est bien dommage qu’elle ne soit pas détectée par les gynécologues qui sont bien placés pour la dépister car la date de début, 6 à 8 semaines, coïncide justement avec la date habituelle de la première visite postnatale.
Beaucoup de ces mamans  n’osent pas parler de leurs difficultés, car elles ont l’impression d’être « de mauvaises mères ». Pourtant, il existe des possibilités de soins adaptés à chacune, telles que des consultations médico-psychologiques. Elles ont également la possibilité de parler de leurs problèmes lors des visites à domicile des sages-femmes.

Connaissant les antécédents médicaux de Céline, la gynécologue lui avait d’ailleurs conseillé de revoir rapidement son psy et de reprendre son traitement médical durant les deux derniers mois de grossesse car Céline avait arrêté tous ses médicaments dès qu’elle a su qu’elle attendait un bébé. Durant toute la période de grossesse, elle a connu les hauts et les bas inhérents à sa maladie. Mais elle a tenu le coup, car elle se réjouissait énomément de la venue de sa petite fille, de pouvoir enfin se marier avec l’amour de sa vie et de former à eux trois une merveilleuse petite famille « normale ».

La dépression post-partum, même détectée et soignée assez tôt, a eu un grand effet sur Céline. Les très courtes nuits, un adorable bébé qui ne dormait que très peu et pleurait beaucoup, car né un peu trop tôt et l’impression d’être une mauvaise mère ont eu raison du coeur affaibli de Céline. Elle nous a laissé un petit ange qui est devenu  notre raison de vivre!

Si vous avez dans votre entourage une jeune ou/et une future maman, rendez-la attentive au risque de la dépression post-partum ! Elle arrive sans s’annoncer et fait des ravages ! Si une maman est fatiguée, épuisée, qu’elle doute de ses sentiments envers son enfant, cela ne signifie pas qu’elle est une mauvaise mère, mais cela peut être le signe d’une dépression post-partum! Dans ce cas une visite chez le médecin s’impose ! Encouragez-la à faire cette démarche!

Merci à vous de partager ce message !

A bientôt pour un nouvel article et merci de me lire!

 

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